En maintenant un peu plus d’un an, PokerStars s'est imposé comme le leader en France, revendiquant près de 40% de parts de marché, devant Winamax (le site de Patrick Bruel et Marc Simoncini). C'est évidemment une grande réussite pour Winamax, mais comme le declare leur porte-parole «avec la fiscalité actuelle [en France], il n'est pas possible de gagner de l'argent. Celui qui dit le contraire ment ! L'État prélève à la source environ 40% de notre chiffre d'affaires. En Italie, c'est deux fois moins. Soyons au minimum taxés comme que nos voisins européens.» Par ailleurs, etant donne que la taxation est faite sur les mises, même un bon joueur gagne plus difficilement qu'avant de l'argent, ce qui incite les meilleurs à aller sur des sites étrangers. Le marché est resté stable au premier trimestre alors que c'est la haute saison du poker. «La tendance sur six mois n'est pas encourageante» estime Nicolas Béraud. Pour les casinos, l'émergence du poker sur Internet peut être un moyen d'attirer de nouveaux clients. «Depuis 2007, le poker fait venir des gens qui ne fréquentaient pas les casinos, rappelle Laurent Lassiaz. En deux ans, il s'est imposé comme le plus gros jeu de table, en chiffre d'affaires.» Pourtant, il constate aujourd'hui un essoufflement, qui correspond à la montée en puissance d'Internet.
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